Faience murale ou gres cerame - quel carrelage choisir pour sa cuisine

Faience murale ou gres cerame - quel carrelage choisir pour sa cuisine

Pour aller droit au but

  • Prix carrelage : Le coût du matériau varie de 20 à 80 €/m² selon qu’il s’agisse de faïence ou de grès cérame, plus résistant et polyvalent.
  • Tarif carreleur : La pose coûte entre 35 et 60 €/m², avec des surcoûts possibles pour les découpes complexes ou les petits formats comme le carreau métro.
  • Devis carreleur : Un devis détaillé permet de comparer les prestations incluses (dépose, fourniture, préparation du support) et d’éviter les mauvaises surprises.
  • Artisan carreleur : Il est essentiel de choisir un professionnel qualifié, disposant de l’assurance décennale et respectant le DTU 52.1 pour une pose étanche et durable.
  • Budget pose carrelage : Anticipez l’ensemble des frais, y compris les joints époxy recommandés en cuisine et les éventuelles imperfections du support à corriger.

Autrefois, la cuisine familiale se reconnaissait à ses murs tapissés de carreaux de faïence, patinés par les années et les petits déjeuners partagés. Aujourd’hui, le grès cérame s’impose, froidement technique, presque indifférent au charme suranné. Cette bascule entre l’émotion du matériau et l’exigence du quotidien pose une question simple : quel carrelage choisir pour résister à la fois aux éclaboussures d’huile et aux souvenirs ?

Pourquoi le choix du revêtement de crédence est-il crucial ?

Faience murale ou gres cerame - quel carrelage choisir pour sa cuisine

La protection murale contre l'humidité et les graisses

La cuisine n’est pas une pièce comme les autres. Elle subit des chocs thermiques brusques, des projections de graisse, de l’humidité constante. Un simple coup de poêle mal posée peut fendre un matériau inadapté. Le mur derrière la plaque de cuisson est une zone à risque, soumise à des variations de température qui mettent à mal même certains revêtements d’apparence solide. Protéger le support - plâtre ou plaque de plâtre - est essentiel, car une infiltration non maîtrisée peut entraîner des moisissures en sous-couche, invisibles mais dangereuses. En plus de cette contrainte technique, il y a l’usage réel : un carrelage difficile à nettoyer devient vite un cauchemar. Les projections de sauce, de vinaigre ou d’eau calcaire exigent un matériau qui ne retienne pas les salissures. Et c’est là que le rôle du carreleur prend tout son sens. Un artisan qualifié ne pose pas seulement des carreaux, il garantit une étanchéité durable, en appliquant les règles de la norme DTU 52.1, référence incontournable pour toute pose de carrelage en environnement humide. Le choix du revêtement influence aussi l’ambiance. Un carrelage brillant réfléchira la lumière, idéal pour les espaces restreints. Un aspect mat, plus discret, évite les reflets gênants près des plaques. Et puis, il y a la question de l’harmonie avec le plan de travail ou les meubles. Un gris béton brut avec des joints larges donnera un style loft, tandis que des carreaux métro blancs évoquent la cuisine de grand-mère, revisitée avec modernité.
  • 🔍 Résiste aux chocs thermiques près des plaques de cuisson
  • 🧽 Facile à nettoyer, surtout en zone de projection
  • 💧 Étanche pour protéger le support mural
  • 🎨 S’intègre esthétiquement dans l’ensemble de la cuisine
Pour obtenir une estimation précise et comparer les professionnels, solliciter un Devis Carreleur reste la meilleure option. Cela permet d’évaluer à la fois le coût du matériau et celui de la main-d’œuvre, tout en s’assurant que les prestations sont bien encadrées.

Faience vs Grès cérame : le match technique

La faïence : la reine de l'esthétique murale

La faïence, c’est le carrelage traditionnel, souvent en céramique émaillée. Sa particularité ? Une porosité élevée du corps du carreau, ce qui signifie qu’il absorbe l’humidité s’il n’est pas parfaitement émaillé. C’est pourquoi il est strictement réservé aux murs, jamais aux sols. En cuisine, il excelle dans les zones moins exposées aux chocs, comme une crédence entre deux éléments de rangement. Son atout majeur ? L’esthétique. Disponible en une infinité de coloris, formes et décors, la faïence permet des jeux graphiques, des carreaux à relief, des motifs artisanaux. Les carreaux métro, en format 7,5 x 15 cm, restent un classique indémodable, facile à poser en aligné ou en dentelle.

Le grès cérame : la polyvalence absolue

Le grès cérame, lui, est un matériau industriel ultra-compressé, cuit à haute température. Il est non poreux, quasiment imperméable, et peut donc être utilisé au sol comme au mur. Il résiste bien aux rayures, aux taches et aux chocs, ce qui en fait un choix judicieux pour les cuisines fréquentées. Il existe même des versions "plein pied", où le même carreau couvre sol et mur, créant une continuité visuelle élégante. Son inconvénient ? Une pose plus exigeante. Plus dense et plus lourd que la faïence, il demande un mortier adéquat et une découpe précise avec un carrelet diamanté - pas question de ciseau à carreaux basique.
🔍 Critère🪵 Faïence🧱 Grès cérame
PorositéÉlevée (à éviter en zone humide prolongée)Quasi-nulle (résiste à l’eau)
RésistanceModérée (sensible aux chocs)Haute (adapté aux usages intensifs)
Facilité de poseFacile (léger, découpe simple)Technique (poids, mortier adapté)
Prix moyen du matériau20 à 40 €/m²30 à 80 €/m² (selon imitation)
UsageMur uniquementSol et mur

Le budget à prévoir pour votre carrelage de cuisine

Prix des matériaux au mètre carré

Le coût du carrelage lui-même varie fortement selon le type choisi. La faïence classique reste la solution la plus abordable, souvent entre 20 et 40 €/m². Elle convient parfaitement pour une crédence simple, surtout si vous optez pour des formats standards. En revanche, les décors artisanaux ou les carreaux sur mesure peuvent grimper à plus de 60 €/m². Le grès cérame, plus technique, affiche des prix plus larges. Un carreau brut, sans effet particulier, tourne autour de 30 €/m². Mais dès qu’on cherche une imitation bois, béton ou marbre, on dépasse rapidement 50 à 80 €/m². Les grandes dimensions (60x120 cm ou plus) coûtent plus cher, à la fois à l’achat et à la pose.

Le tarif carreleur : un investissement de sécurité

La main-d’œuvre représente une part significative du budget. En général, le prix au m² pour la pose seule varie entre 35 et 60 €, selon la complexité du chantier. Une pose droite sur support sain est moins chère qu’un alignement décalé, une pose en diagonale ou une découpe autour de robinetteries. Certains artisans facturent à l’heure, entre 30 et 50 €/h, mais cette méthode est moins transparente. Le forfait au m² reste préférable, surtout quand le devis inclut la préparation du support. Et c’est là que tout se joue : un mur irrégulier, fissuré ou recouvert d’un ancien carrelage instable nécessite un lissage, un ragréage ou une dépose - autant de postes qui alourdissent la facture.

Se méfier des tarifs anormalement bas

Un devis à 25 €/m² pour pose et fourniture ? Méfiance. Derrière ce prix attractif, on trouve souvent des matériaux de qualité douteuse ou une pose bâclée, sans respect des distances de joints ni de la nappe de colle nécessaire. Pire : l’artisan pourrait ne pas disposer de l’assurance décennale, obligatoire par la loi. Entre nous, un bon carreleur, c’est comme un bon serrurier : on ne le remarque que quand il n’est pas là. Mais quand un carrelage se soulève ou que l’eau s’infiltre sous les joints, c’est trop tard. L’absence de garantie peut coûter dix fois plus cher en réparations.

Les critères de sélection pour une pose réussie

Vérifier le format et l'épaisseur

Le format du carreau influence directement l’esthétique et la difficulté de pose. Les grands formats (80x80 cm, 60x120 cm) donnent un aspect moderne, avec moins de joints. Mais ils nécessitent un support parfaitement plan - la moindre irrégularité se voit immédiatement. Et leur poids impose une fixation rigoureuse. À l’inverse, les petits carreaux (comme les 7,5x15 cm) offrent plus de souplesse sur un mur ancien ou légèrement courbe. Mais attention au temps de pose : plus de joints, plus de minutie. Et le nettoyage, à long terme, peut devenir fastidieux si les joints ne sont pas bien scellés.

L'importance des joints et de l'étanchéité

Les joints, c’est ce qu’on oublie… jusqu’à ce qu’ils noircissent. En cuisine, ils sont en première ligne face aux graisses et à l’humidité. Le choix du mortier est crucial. Un joint classique en ciment peut convenir, mais il faut le choisir anti-moisissures. Mieux vaut opter pour un joint époxy, plus cher, mais imperméable, durable et facile à entretenir. L’étanchéité ne se limite pas aux joints. Autour des éviers, des plaques ou dans les angles, il faut poser une bande d’étanchéité souple, en silicone ou en ruban adhésif spécialement conçu pour les zones humides. C’est une étape que certains artisans zappent, par économie de temps - à vos risques et périls.
  • 📏 Les grands formats réduisent les joints, mais exigent un support impeccable
  • 🧩 Les petits carreaux s’adaptent mieux aux murs irréguliers
  • 🧪 Le joint époxy, plus coûteux, est idéal en cuisine pour sa résistance

Garanties obligatoires et professionnalisme de l'artisan

Faire appel à un carreleur, c’est aussi se protéger. Et ce n’est pas qu’une question de technique. L’artisan doit obligatoirement disposer d’une assurance décennale, qui couvre pendant dix ans les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou rendant la pièce impropre à son usage. Si le carrelage se décolle en bloc à cause d’une mauvaise préparation du support, cette garantie s’active. Il y a aussi la garantie de parfait achèvement (1 an), qui oblige le professionnel à réparer tout défaut apparent dans l’année suivant les travaux. Et la garantie biennale (2 ans), pour les équipements dissociables - moins utile ici, mais bonne à connaître. Avant de signer, vérifiez le SIRET de l’entreprise sur Societe.com. Cela vous assure qu’il s’agit d’un professionnel enregistré, avec un statut clair. Un artisan sérieux n’hésite jamais à fournir le numéro de sa police d’assurance - un simple appel à l’assureur permet de la valider.

Comment obtenir des devis fiables et comparables ?

Analyser les prestations incluses

Un devis ne se lit pas comme une facture. Il faut savoir ce qui est inclus… et ce qui ne l’est pas. La dépose de l’ancien carrelage, par exemple, n’est pas toujours comprise. Or, enlever de la faïence ancienne peut prendre une journée entière - c’est un coût supplémentaire à anticiper. Autre piège : le "fourniture et pose" à bas prix. Derrière ce forfait, le carrelage proposé peut être d’une qualité médiocre, difficile à entretenir ou incompatible avec votre cuisine. Exigez le nom de la série, le fabricant, et mieux, demandez une photo du produit réel.

Le délai de réponse et les références

Un bon réseau d’artisans se repère aussi à sa réactivité. Une réponse sous 24 heures, c’est un signe de professionnalisme. Attendez-vous à plusieurs devis pour comparer, mais assurez-vous qu’ils portent sur les mêmes prestations. Sinon, c’est comme comparer un vélo d’entrée de gamme à un VTT haut de gamme. N’hésitez pas à demander des photos de réalisations antérieures, ou même des coordonnées de clients précédents. Un artisan confiant n’a rien à cacher. Et si vous sentez une hésitation, passez votre chemin - il y en a d’autres.
  • 📜 Comparez les devis à périmètre égal : pose seule, dépose, fourniture
  • 📸 Exigez des photos de réalisations passées
  • ⏱️ Une réponse rapide (moins de 24h) est un bon indicateur de sérieux

Les interrogations majeures

Peut-on poser du grès cérame sur un mur déjà carrelé en faïence ?

Oui, mais à condition que l’ancien carrelage soit bien fixé et propre. Le poids du grès cérame impose un support stable. Un mortier colle adapté à l’adhérence sur carrelage existant doit être utilisé, et la surface doit être sablée pour garantir une bonne accroche. Cette solution évite la dépose, mais réduit l’espace disponible.

Vaut-il mieux choisir de la faïence fine ou du grès cérame imitation zellige ?

La faïence fine offre un rendu artisanal et chaleureux, mais ses joints sont plus sensibles à la saleté. Le grès cérame imitation zellige, plus résistant, permet un entretien plus facile, surtout en cuisine. Pour une crédence exposée aux projections, le grès cérame est souvent plus pratique au quotidien.

Comment traiter une crédence devant une plaque de cuisson gaz ?

Le carrelage doit résister aux écarts thermiques. Évitez les matériaux poreux ou les joints non adaptés. Privilégiez un grès cérame de bonne qualité, posé avec un mortier résistant à la chaleur, et laissez un joint de dilatation si le carrelage touche directement la plaque.

Existe-t-il des surcoûts pour la pose de carreaux métro ?

Oui, car la pose de carreaux métro demande plus de temps et de précision, surtout en chevrons ou en dentelle. Le nombre de joints est multiplié, ce qui augmente la durée de travail. Comptez un surcoût de 10 à 20 % par rapport à une pose droite de carreaux plus grands.

Combien de temps faut-il attendre avant d'utiliser sa cuisine après la pose ?

Il faut laisser sécher la colle et les joints. En général, comptez 24 à 48 heures avant de nettoyer, et 7 jours avant de poser des éléments lourds ou de repasser à l’usage intensif. Les joints époxy nécessitent parfois plus de temps pour durcir complètement.

B
Balthazar
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